Il venait à peine de se server une première tasse de café quand la sonnette d’entrée retentit. Traversant le hall, il alla jeter un coup d’œil par le judas. Francesse ? Etonné, il consulta sa montre, il n’était même pas 8 heure. Quelle mouche l’avait donc piquée ? Seule explication, elle venait décommander leurs rendez-vous. Il grimaça, déjà en proie à une forte contrariété et ouvrit brusquement la porte sans se soucier de sa tenue. Francesse resta un instant interdite puis détailla lascivement. « Déjà en caleçon ? Tu anticipes, très cher », dit-elle en guide d’entrée en matière.
« J’allais me raser », dit-il avec empressement. « Oh », dit-elle en posa la main sur son torse, a l’emplacement du cœur. Elle le caressa avec douceur, passant les doigts dans la toison brune, puis murmura d’une voix à peine audible, « ca me plait beaucoup». Pierre ne dit rien. Elle leva la tete, le regarda dans les yeux et déclara suavement, « c’est moi qui suis en avance. Je n’ai pas pu attendre davantage ». Alors il sentit ses reins flamber. Il posa sa tasse sur le guéridon de l’entrée et attira Francesse à lui. Elle se me reprit sur ses intentions. « Je sais, dit-elle précipitamment. Tu avais 10 heures. Mais la patience n’est pas mon fort. Et je n’ai pas dormi de la nuit ». Pierre y croyait à peine. Est-ce bien Francesse qui venait s’offrir a lu et avançait un rendez-vous ? Qu’avait-elle fait de ses principes de stratège « Jouer sur l’attente ». Décidément elle le rendait fou.
Toutes ses bonnes résolutions s’évanouirent en un instant. Impossible de ne pas la toucher, impossible de prendre du recul et de rester calme. Comme elle redressait les épaules et le considérait crânement, d’un petit air de défi. Il se sentit flamber de désir. Cette arrogance la rendait tellement sexy. Elle ferma la porte du pied et poussa son sac sur le sol. Il était fascine par son regard sombre, ses yeux agrandis par le désir, ses lèvres frémissantes. Il n’avait qu’une idée en tete, emmener cette femme dans son lit. Le mélange de candeur et d’audace dont elle faisait preuve était absolument affolant. « Laisse-moi le temps de me doucher », lui a-t-elle dit. « Non » murmura-t-elle en secouant la tete. Ce mouvement mit de la vie dans se cheveux bruns si doux, si brillants. « J’ai assez attendu, Pierre », reprit-elle.
Elle l’enveloppa d’un long regard, et Pierre eut l’impression que la situation allait lui échapper. Il l’aura supplié de le toucher, s’il ne s’était pas retenu. « Autorise-moi au moins à me raser, par délicatesse pour toi », a-t-il dit. En guise de réponse elle se mit à déboutonner son manteau. Tout d’abord, Pierre découvrit la peau laiteuse de sa gorge. Puis il vit la naissance de ses seins et leur rondeur. Mais quand les pans du manteau se séparèrent vraiment, il se rendit compte qu’elle était nue. Plus exactement, mais c’était pire. Elle ne portait que la guêpière sur laquelle il avait tant rêvé, et une touche de parfum. Il aurait du s’en douter, songea-t-il en contemplant le corps de Francesse. Elle avait toute la grâce et la féminité pour porte idéalement ce genre de vêtement. Alors, soudain ce fut trop pour lui.
Agrippant les revers du manteau, il le fit glisser sur le sol. Puis il la souleva, la plaqua contre lui pour sentir ses cuisses, ses hanches, ses seins s’écraser contre son propre corps affamé. Comme c’était bon. Et la chambre était vraiment trop loin. Il l’emporta dans le salon et se laissa tomber avec elle sur le canapé. La fièvre l’avait pris. Il la dévorait de baiser, mangeait sa bouche, explorait ses courbes, cherchait ses secrets. Il allait trop vite, et le savait, mais c’était plus fort que lui. Sous lui, elle frémissait, et quand il se glissa entre ses cuisses, elle tressaillit, s’ouvrit d’avantage, et il put caresser la tiédeur moite de sa chatte offert. La sensation était si enivrante qu’il se sentait chavirer. Quant a Francesse, elle s’agrippait à ses épaules, a bout de souffle, disposée à tout. Il prit le temps de respirer le parfum de sa peau. Tout en elle était divinement odorant, et d’une incroyable douceur.
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