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confession sexuelle : Illusion d’amour

Ce matin j’ai reçu un message sur mon téléphone portable : « j’arrive demain mon petit cœur, je serai à Paris à 17h25, j’ai trop envie de te voir, de te serrer contre moi, de sentir ton odeur et d’entendre ta voix. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée dans la vie après la naissance de mon fils » Les yeux embrumés je le relis une deuxième fois, mon cœur est sur le point d’exploser. Demain je le verrai enfin, je pourrai le serrer dans mes bras, lui dire les mots doux que j’ai répété durant des nuits entières, des nuits sans sommeil d’ailleurs. Le choc de la nouvelle me laisse perplexe. Me trouvera t il à son goût ? Ne sera-t-il pas déçu ? Aime t il les jupes longues ou les jeans ? Le parfum ? Le maquillage ? Les cheveux raides ou ondulés ? Ne sera-t-il pas trop déçu après avoir discuté pendant un an avec moi sur Internet ?
Mille questions se bousculent dans ma tête je ne sais plus bien ou j’en suis, une chose est sûre, j’irai chercher l’homme qui a su me redonner goût à la vie et à l’amour et qui a su me montrer que je pouvais avoir confiance en moi. La journée passe, mon sommeil est peuplé d’incertitudes. J’ai peur que la désillusion soit grande. Mais il faut y croire, plus que jamais.
On m’a toujours dit : « Regarde devant, jamais en arrière, crois en tes rêves »
Il est 17h15. Dans dix minutes, je l’apercevrai enfin. J’ai pris soin de passer des heures dans la salle de bains pour masquer ma fatigue, me parfumer, me coiffer longuement. Je me suis même mis de l’eye liner sur le bord des cils, chose que je ne fais jamais, je rate toujours le trait. Mais là, il est tracé à la perfection. Avec ma chemise rouge et mon jean noir, je me sens pas trop mal, même présentable !!! Va-t-il aimer ? Si j’avais plus confiance en moi je dirai même que je suis belle. Il est maintenant 17h20, le train entre en gare. Je vois des voyageurs descendre du train, des couples/hommes/femmes, des femmes, des enfants avec des valises ou des sacs plus ou moins grands, soit sur l’épaule, soit sur le dos. Je ne le vois pas. En fait il descend du train en dernier. Il a un sac noir sur l’épaule & une rose rouge à la main. Je rêve, il est dix fois mieux que sur les photos de sexe. Il semble être passé chez le coiffeur. Il porte une chemise blanche, toute simple et un jean. Il faut dire que nous sommes en mai et qu’il commence à faire chaud. Il s’approche de moi. De plus en plus. Voila nous sommes face à face. Nous nous regardons, l’air intimidé et embarrassé. Il se penche vers moi pour me faire la bise. Il sent le Lacoste pour homme. Ses lèvres sont douces. Je suis tellement timide que je ne sais quoi dire. Lui aussi semble aussi perdu que moi. Je brise la glace : Alors ça va ? Tu as fait bon voyage ? Il hésite « C’était bien, mais un peu long, j’avais trop hate de te voir… » Il me tend la rose, je lui touche la main, comme pour le remercier « Moi aussi, on va boire un verre ? » « Ce ne serait pas de refus, je suis mort de soif » « Ca tombe bien alors » Il me frôle le bras. Nous voila partis. Nous trouvons un café pas trop loin de la gare. Nous nous installons, le temps défile à une allure monstrueuse. Une heure puis deux s’écoulent. Le feeling est bien là. Je l’invite à aller dans un parc, assez proche. Il fait un grand soleil. Le fond de l’air est chaud. Il retire sa veste. Je peux voir ses muscles sous le tissu de sa chemise. Nous nous installons sur un banc. Nous reparlons de nous deux, de notre relation, de choses et d’autres, de cinéma comme de littérature, avec parfois des blancs. Je me sens bien, mais mon cœur bat toujours aussi fort. Il est si proche de moi …. Puis soudain alors que je suis en train de lui dire que je le trouve encore mieux que je ne l’imaginais, je sens son bras derrière ma nuque puis sur mon épaule. Ca ne m’est jamais arrivé avant, je tremble. Il me demande si je suis bien, je réponds que oui. Je me rapproche de lui. Serait ce mon imagination ou bien il ressert réellement son étreinte. Soudain c’est le silence, on entend juste le murmure des hirondelles sur les saules alentour. Je suis bien, juste bien. Juste envie de profiter de l’instant, c’est le vide dans mon esprit. L’instant est si beau… Puis lentement … alors que je ne m’y attends pas, il se penche et m’embrasse. Je ne sais comment réagir. Je suis un peu crispée, mais enfin, je me laisse faire. Il sait s’y prendre, je me détends. Il y a juste la chaleur de ses lèvres et nos langues qui se mêlent l’une à l’autre, on dirait que j’ai des papillons dans l’estomac. Nos lèvres se séparent, il me serre fort contre lui. Je le regarde en souriant je ne sais que dire, ni que faire, je suis tellement heureuse que j’en pleurerai de joie. 20 ans pour en arriver là, cela valait le coup d’attendre. Il me regarde l’air interrogateur, l’air d’attendre mon avis, un peu timide, un peu gauche. Comme je ne sais pas quoi dire pour lui exprimer ce que je ressens, je lui prends la main. Tout me semble plus beau tout à coup, tout semble avoir une saveur particulière. Le baiser des mes 20 a vraiment le goût du printemps. Je sais que je ne suis plus seule. Mon esprit semble ne plus être là, je suis ailleurs, perdue dans un monde enchanteur. Cet homme là qui est près de moi, je suis si fière de lui. Pourtant il y a eu des hauts et des bas … Je ne pensais pas que cette rencontre aurait lieu. Je suis sereine. Et puis là sans y penser.. « Tu veux venir dormir à la maison ? Mes parents ne sont pas là… » Il ne répond rien, il esquisse juste un grand sourire. Je me demande s’il va dire oui, je suis inquiète. Sa voix s’élève enfin : « Bien sûr que je reste je ne veux pas te laisser comme ça… tu es si belle et je tiens tellement à toi… J’aime être avec toi.. » « Moi aussi… c’est tellement bien !! Je suis tellement contente !! » Nous décidons de prendre un taxi. Nous voilà chez moi… Lui dans mon décor, c’est tellement agréable… Il pose son sac dans l’entrée. Pendant que je me demande anxieusement ce que je vais bien pouvoir préparer à diner (mes talents culinaires étant assez limités)… je lui dis « Si tu veux la salle de bains est par là, mets toi à l’aise » Il y va. Quelques minutes plus tard j’entends l’eau couler. Mon esprit s’égare… Je l’imagine nu sous la douche, l’eau chaude coulant sur sa peau nue. Bon, il est temps de se ressaisir. J’ai trouvé l’idée pour le dîner. C’est loin d’être original mais ce sera des spaghetti. Avec quelques bougies.. tant qu’à faire autant créer une ambiance qui se prête à la situation…. Voilà j’ai dressé la table avec une belle bougie et un bougeoir qui trainait dans un placard. Quelle bonne idée que les parents soient en week-end… Il sort de la salle de bains… Il est encore plus beau que tout à l’heure ou bien c’est moi … qui le trouve vraiment charmant. Intérieurement, c’est le chaos, je n’ai jamais vécu autant de choses dans une journée. Il est toujours aussi prévenant et attentionné… à me demander si j’ai besoin d’aide ou autre chose. Mais non… c’est mon invité, il faut que je m’en occupe dignement !!! Le temps s’écoule dans les rires et les discussions sérieuses. Il me dit que je lui ai changé sa vision de l’Internet et que jamais il n’aurait pensé croiser une fille comme moi un jour. Le repas est bon. Mon premier diner à deux. Je n’en reviens pas !!! Je sens que cet homme en face de moi est assez exceptionnel.
Le diner est fini. Nous regardons Love Story, film un peu ancien mais toujours enclin à créer une ambiance romantique. Nous sommes tous les deux sur le canapé… Je ne veux pas me rapprocher de lui tout de suite, je veux prendre mon temps. Histoire qu’il ne pense pas que je suis trop pressée de me jeter dans ses bras … Etre empressée n’est jamais bon m’a toujours dit ma mère. Mais finalement le film est bien et j’en ai envie… Je ne sais pas trop si je dois y aller de suite ou lui demander la permission d’abord ! Mais finalement je me rapproche sans rien dire, il a l’air d’accord, il m’ouvre les bras. « Je peux ? » « Bien sûr » Ah je suis bien collée contre lui, son parfum me rend absolument dingue. Je suis bien au chaud. Tranquille. Loin de la folie humaine. Un an à en rêver pour que cela se réalise enfin… Je me mets à demander ce qu’il attend de la fin de la soirée ……… Cela m’angoisse ! Va-t-il vouloir dormir dans mon lit ou ailleurs.. ?? Les acteurs sont toujours aussi excellents mais je ne suis plus trop le film. Je suis là couchée sur ses genoux, l’esprit complétement ailleurs, qui dérive à imaginer ce qui se passera ensuite. Je le regarde allongée sur le dos, on se regarde, sans rien dire … Je lui dis … « Bah alors le film ne te plait pas ? » « Si, si… mais je suis un peu ailleurs… » « Ah bon, ou es tu alors ? » « Mumhhh à ton avis… » … et là, peu importe le film, la scène, je ne m’en souviens plus, je me souviens juste de cet instant précis ou il s’est penché sur moi… et ou il m’a embrassé encore et encore à n’en plus finir et où je me sentais fondre littéralement. J’aurais voulu résister mais je n’y arrivais pas, je ne pensais qu’à ses lèvres collées aux miennes, mes lèvres collées aux siennes et à la chaleur qui m’envahissait, à ses bras qui me serraient de plus en plus fort, presque à m’étouffer. Mais je n’avais pas peur, c’est comme si j’avais fait ça toute ma vie alors que c’était la première fois que ça m’arrivait. Ses doigts glissaient encore et encore sur ma peau nue pendant que les miens s’égaraient sous le tissu de sa chemise, à même la peau. C’est comme si le reste du monde n’existait plus. Je n’avais pas envie que cela s’arrête je voulais que cela continue. Sans être empressé, il commença à déboutonner le haut de ma chemise pendant que j’en faisais autant. J’avais peur soudain, l’angoisse soudaine, qu’il ne me trouve pas à son goût… Habillée, cela allait, mais nue, j’avais toujours pensé qu’il en allait autrement… Je lui enlevais la sienne. Son torse était bien dessiné, sans être vraiment musclé, mais il me convenait. Mes doigts s’égaraient pendant que les siens s’attaquaient à la lingerie. Je frissonnais, mais ce n’était pas froid, pendant que les lèvres parcouraient son visage, ses épaules, et que mes mains couraient dans son dos. J’avais peur d’aller un peu vite … et lui me demandait si ça allait. Je lui dis que oui. J’avais l’impression d’être la septième merveille du monde sous ses doigts. C’était beau et étrange à la fois. J’avais de l’appréhension mais le contact de ses mains me rassurait. Je voulais garder un souvenir spécial de cette nuit là …. Je voulais m’en souvenir très longtemps. Ses caresses étaient soutenues et j’éprouvais des sensations étranges, comme si mes sens étaient complètement en éveil et ma sensibilité totalement à fleur de peau. Ses mains remontaient dans mon dos, glissaient sur mon cou, mes épaules, mes bras, ma poitrine, mon ventre, c’était incroyable. Je tremblais comme une feuille. Il était tellement doux avec moi, je n’en revenais pas. Si ce n’était pas un virtuose ou un expert il y ressemblait. Ce jour du 18 mai resterait gravé dans ma mémoire je le savais déjà. Nos vêtements étaient épars sur le sol. Je me dis que j’aurais du penser à rallier la chambre un peu plus tôt. Dans le salon……. J’imaginais la tête de mes parents qui m’avaient dit qu’ils me faisaient confiance. Ah je m’étais laissée aller au désir et au plaisir. Mais bon à ce moment précis je ne pensais qu’à moi et au plaisir réciproque qu’on s’échangeait. Son regard en disait long il avait l’air d’apprécier. Jamais je n’aurais pensé que nous finirions à moitié nus dans les bras l’un de l’autre chez moi. Je sentais ses mains sur mes jambes et cela me donnait des frissons jusqu’aux pieds. Ses mains étaient si douces… Je ne voulais vraiment pas que ça s’arrête, je voulais que les secondes fixent pour une éternité. C’est comme s’il me connaissait par cœur. J’éprouvais tellement de plaisir que j’étais à la limite de perdre pied avec la réalité. Ma langue s’égarait elle aussi un peu partout pour lui faire du bien. J’étais même étonnée de ce que je faisais. Je voulais lui faire éprouver le même plaisir qu’il ne me faisait ressentir, qu’on soit sur un pied d’égalité en quelque sorte. Car se faire aimer est une chose mais aimer l’autre est encore plus important. Finalement il m’emporta vers le lit & nous continuâmes nos délires charnels, jusqu’au point de non retour. Je crois que je n’ai jamais autant désiré quelqu’un avec autant de forces de toute ma vie. Cela fit un peu mal….. mais cela valait la peine d’être vécu.
Il me serra fort contre lui et me répéta combien il m’aimait. Ce fut un moment inoubliable.
Le lendemain il rentra chez lui et je pleurais toutes les larmes de mon corps…

A ce moment là le réveil sonna… il était 7h. L’heure de me lever pour partir à la fac. Eh oui ce n’était qu’un rêve….

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