Sentant le plaisir s’emparer insensiblement de son bas-ventre, Judith, les yeux toujours clos, porta machinalement ses mains à sa poitrine douloureuse. Prise d’une soudaine fièvre érotique, elle entreprit de faire sauter un à un les boutons de son chemisier qu’elle repoussa de chaque coté de son torse. Gémissant doucement sous le plaisir que son jeune compagnon lui prodiguait si généreusement, elle repoussa les balconnets de dentelle de son soutien-gorge, noir également, libérant ses seins outrageusement gonflés par le désir. Empoignant fébrilement ses lourdes mamelles, elle entreprit de les presser avec une fièvre grandissante, tout en encourageant son jeune partenaire :
-Oh oui, c’est bon. Enfonce bien tes doigts plus loin.
De son poste d’observation, Max, que les occupants du véhicule n’avaient toujours pas repéré, pouvait contempler avec envie les merveilleux seins de la femme. Sans être trop gros, ces derniers avaient la sensuelle pesanteur commune aux appas des femmes ayant passé la quarantaine. D’une blancheur de lait, parsemés de quelques taches de son, les lourds appas possédaient de larges aréoles roses, au centre desquelles se dressait un téton d’une étonnante longueur qui attisa la curiosité du maçon.
Mais à contempler pareil spectacle luxurieux, Max ne tarda pas à sentir le désir l’envahir peu à peu et dans son slip sa virilité se gonfla en se redressant lentement. Alors sans réfléchir à ce que son geste avait d’équivoque, il fit prestement glisser le zip de sa braguette et se contorsionnant, il en sortit difficilement son membre raidi et monstrueusement gonflé. Tout en suivant d’un œil allumé le spectacle terriblement excitant qui se passait sur les sièges avant du Peugeot, il entreprit de se masturber d’un poignet souple et habitué à ce genre d’exercice.
Cependant, à l’intérieur de la voiture, inconscient du show érotique qu’il offrait à ce spectateur improvisé, Henri continuait ses fouilles sexuelles à l’intérieur de la vulve féconde en suc chaud et odorant. Le visage penché sur le bas-ventre frémissant de sa sensuelle partenaire, fixant l’abondante toison couleur feu, il s’appliqua à fouiller avec ivresse, les profondeurs brûlantes du sexe palpitant de sa compagne alanguie. La chatte ruisselante, les tétons douloureusement durcis, les reins arqués, Judith se laissa emporter par le plaisir qui lui envahissait inexorablement les entrailles. Mais comme l’orgasme la saisissait impitoyablement, la faisant se cambrer frénétiquement sur son siège, elle s’empara de la tête de l’adolescent et dans un geste passionné l’attira contre sa poitrine dénudée. Avec une espèce de rage sensuelle, elle plaqua fiévreusement le visage de l’adolescent contre ses seins gonflés qu’elle écrasa pendant tout le temps que dura sa jouissance.
-Oh oui. Ah, chéri, je viens !
Le visage collé contre les douces rotondités mammaires, le poignet bloqué dans l’étau des cuisses féminines tétanisées, Henri écouta, triomphant et fier de lui, les plaintes amoureuses que sa compagne émettait sourdement, tandis qu’un liquide brûlant lui engluait la paume. Lentement, Judith émergea de son nuage de félicité, revenant doucement à la réalité. Haletante, elle rendit alors sa liberté à son jeune amant qui venait, une fois de plus, de la faire jouir avec une violence qu’il était le seul à lui communiquer. Jamais son mari, qu’elle aimait pourtant tendrement ne lui avait procuré de tels orgasmes. Desserrant l’étau de ses cuisses, elle libéra le poignet du garçon, qui mollement retira ses doigts poisseux de sa vulve trempée : C’était vraiment bon, susurra-t-elle à l’intention de son jeune compagnon. Tu m’as procuré énormément de plaisir. Tu es un amant merveilleux. A mon tour de te faire jouir, tu l’as bien mérité.
Mais alors qu’elle tentait de se redresser, elle sursauta violemment en découvrant à quelques centimètres de la vitre de sa portière le visage d’un homme qui la fixait, le regard halluciné. Complètement affolée par la découverte de ce spectateur surgi de nulle part, Judith songea à remettre en marche le moteur le Peugeot pour s’éloigner au plus vite. Se rendant compte que la femme à l’intérieur de la voiture l’avait découvert, Max, se recula précipitamment, apeuré, dévoilant ainsi à la conductrice son sexe outrageusement dressé hors de son pantalon. Comprenant alors qu’ils avaient à faire à un voyeur, Judith sentit une étrange sensation s’emparer d’elle ; le fait de savoir que son orgasme avait eu un autre spectateur qu’Henri, provoqua en elle un certain contentement pervers.