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histoire d’adulte : Une enquete mouvementée 6

Pendant ce temps, Marc et Sandra sont en compagnie de leur chef dans un café. Ce dernier doit leur exposer les plans pour ce soir. Ce soir, c’est le grand soir, le coup de grâce.
Ils sont tous les trois surexcités.
Et là, le portable de Marc sonne. Pour ce coup-là, il a droit à quelques coups d’oeil énervés de son patron et de sa parternaire. Heureusement, c’est un message, pas un appel.
Tiens… c’est Clémence.

- Patron, Clémence vient de m’envoyer un message, elle a des problèmes. Il faut absolument trouver quelque chose pour faire diversion et attirer le directeur à l’extérieur de son bureau.
- Et zut ! Mais qu’est-ce qu’on peut faire ?
- J’ai une idée (un grand sourire éclaire son visage).

Il tient là l’occasion de se venger d’un de ses collèges pour une farce à son encontre il y a quelques temps.
Il l’appelle rapidement et … lui demande de se déguiser en clochard et de se pointer chez le bandit. Il doit tout faire pour attirer toute la maisonnée dehors.
Marc a confiance en ses capacités et lui laisse carte blanche pour la mise en scène.
Il raccroche et se retourne vers les deux autres, son sourire s’étant enore plus agrandi. Il leur explique rapidement son plan tandis que Sandra explose littéralement de rire. Elle demande pourtant pourquoi ce n’est pas Marc qui s’est attribué cette tâche ardue. Il répond simplement qu’il ne veut courir aucun risque de se faire reconnaître ce soir et surtout que son collège le mérite bien !!

Après avoir eu confirmation du bon déroulement de la manoeuvre, ils reviennent à leur occupation initiale.
Le déroulement de la soirée est clair :
Le pseudo hommes entrera dans la maison du malfrat. Ils entameront une brève conversation sur des banalités en tout genre puis une discussion axée sur la transaction. Ils auront apporté une valise noire remplie de billets mais munie quelques gadgets supplémentaires en cas d’échec : micros, détecteurs, etc. La vente se fera le soir même et au moment de l’échange, bingo ! Les bandits seront arrêtés.
Le plan semble simple.
Après avoir distribué de grandes poignées de main et beaucoup d’encouragements, le chef quitte le café et retourne (en utilisant divers chemins et costumes) au commissariat.
Notre hommes est enfin seul. Ils vont pouvoir parler de ce qui leur est arrivé.
Sandra est assez mal à l’aise mais elle prend quand même la parole :

- Marc… heu… je… je voudrais m’excuser pour tout à l’heure.
- Non, t’excuses pas. C’est moi. Je n’ai pas vraiment été à la hauteur de la situation.
- Oui mais je n’ai pas vraiment compris ce qu’il s’est passé. Tu semblais tellement lointain.
- Heu… je ne devrais pas te le dire car tu vas m’en vouloir de l’avoir caché si longtemps mais…
- Quoi ?? Tu es gay ???
- Non, non pas du tout. Je viens de rompre avec ma compagne.
- Heu… heu… quoi ? Tu… tu avais une petite amie ?
- Oui. Je suis désolé de ne pas avoir avouer ça plutôt.
- Heu… c’est une grande nouvelle. Et quand est-ce qu’elle t’a quitté ?
- Hier soir.

Malgré son embarras et son petit courroux contre Marc, les petites cellules grises de Sandra fonctionnent très très rapidement et là, une grande idée lui vient : pourquoi pas le consoler !
Même si elle a été très déçue par son comportement du matin puis par cette révélation plus que surprenante, elle veut toujours gagner ce bel homme. Elle veut relever ce défi !
Elle s’approche de lui et lui lance un terrible regard compatissant. Il la sent prête à lui offrir ses bras pour le consoler, d’ailleurs il ne se gène et se réfugie sur son épaule accueillante.
Elle lui caresse doucement les cheveux et lui murmure quelques phrases réconfortantes.
Inconsciemment (ou peut-être consciemment, on ne peut pas savoir), la tête de Marc se rapproche du cou de la jeune femme, comme pour sentir au mieux son soutien.
Elle le serre très fort dans ses bras et laisse glisser lentement ses mains sur son dos, lentement, très lentement, pour arriver jusqu’à ces fesses qui la faisaient tant fantasmer.
Toujours « inconsciemment », nos deux personnages s’humidifient les lèvres et se rapprochent l’un de l’autre. Leurs bouches ne sont qu’à quelques centimètres, puis quelques millimètres…. et enfin l’apothéose. Contrairement à la dernière fois, ce baiser est plus calme, plus doux, plus… sentimental…
Au même moment, leurs lèvres s’entrouvrent pour laisser place à ces instruments humides si subtils qui entament un long ballet. Elles se découvrent, se caressent, se chamaillent.
Tout le décor environnant semble s’être effacé, ils ne sont plus qu’eux deux. Même les voix semblent s’être abaissées comme pour ne pas troubler cet instant magique.
C’est tellement irréel : ces deux personnes si fougueuses paraissent connaître enfin la douceur et ça ne leur déplait pas.
Se séparant à regret, après ce baiser d’une telle intensité, ils règlent leur note et se tenant la main comme deux jeunes amoureux, ils sortent du café.
Il leur faut préparer l’excursion de ce soir.

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